Vous êtes dans l'une de ces situations ?

"Je n'aime plus mon métier actuel mais je n'ai aucune idée ce que je veux faire"
"Je veux trouver une activité professionnelle qui a du sens et qui est vraiment faite pour moi"
"J'en ai assez de faire ce métier uniquement pour des raisons alimentaires"
"Je m'ennuie au travail, je veux me donner une chance de trouver un métier plus motivant"
"Après un épuisement professionnel, je veux trouver un métier où je m'épanouis"
"Je veux mieux équilibrer ma vie personnelle et professionnelle"
"J'aime mon métier, j'aimerais le faire à mon compte mais ça me fait peur"
"J'ai créé ma petite entreprise mais cela ne se passe pas comme je l'imaginais"
"Je veux connaître mon ikigaï"
"Je veux vraiment évoluer dans ma vie professionnelle"

Si vous avez répondu OUI à une de ces situations, alors vous êtes au bon endroit. Votre nouvelle vie professionnelle peut trouver un nouveau cap dès à présent !

Q

Deuil d’un parent et reconversion professionnelle : démêler les fils

Même en sachant que cela arrivera un jour …
Lorsque que ce moment est là, que notre père ou notre mère rejoint les étoiles, il est inimaginable comme cela fait vaciller nos fondations, nos certitudes, nos projets de vie, même nos relations parfois.

Deuil d’un parent et reconversion professionnelle : quand la perte rebat les cartes

Il n’est pas rare que le décès d’un parent agisse comme un déclencheur de reconversion professionnelle : il rend le temps plus pressant. Ce départ déplace notre place dans la famille et réveille ou révèle des loyautés restées silencieuses. Cette période ouvre des élans puissants, et elle nous laisse en même temps si vulnérables.

Voici trois clés, accompagnées de trois voix d’écrivains et de philosophes, pour démêler ce qui vous appartient vraiment.

Un dimanche de novembre, un trousseau de clés

La maison de votre mère sent encore cette senteur de lavande qu’elle aimait. Vous êtes venue trier les papiers, un dimanche de novembre, entre deux averses. Sur le meuble de l’entrée, le trousseau de clés vous attend, lourd d’une vie entière : la porte, la cave, la boîte aux lettres, et une petite clé dont plus personne ne connaît la serrure.

Dans un tiroir, vous trouvez une chemise cartonnée. Elle contient une copie de votre diplôme, votre premier contrat de travail, une coupure du journal local où l’on vous voit le jour où vous avez gagné un tournois de tennis. Elle avait tout gardé. Vous restez assise par terre, et une phrase vous traverse, inattendue : « Est-ce que j’ai fait tout ça pour elle ? »

Depuis les obsèques, une autre question revient le soir, plus têtue encore : et maintenant, qu’est-ce que je fais de ma vie ?
Vous aviez toujours dit à votre mère que vous alliez lancer votre entreprise. Vous aviez presque décidé de vous lancer il y a quelques mois, mais quitter un emploi stable ce n’est pas si facile. Rien que d’y penser vos larmes coulent toutes seules. Même si vous osiez maintenant, elle ne verra jamais cela.

1. La perte rend le temps urgent et déplace notre place dans la lignée

Tant que nos parents sont là, nous restons un peu « les enfants de ». Leur départ nous fait monter d’une marche. Nous devenons, du jour au lendemain, la génération qui se tient devant, sans personne entre nous et l’horizon.

Ce déplacement est vertigineux. Il rend la finitude palpable : la vie a une fin, la nôtre aussi, et le temps qui reste prend une valeur nouvelle. Bien des projets de reconversion naissent dans ces mois-là, portés par une urgence très lucide : ne plus remettre à plus tard ce qui compte.

Annie Ernaux a mis des mots d’une justesse rare sur cette bascule.
Dans Une femme, le livre qu’elle consacre à sa mère, elle écrit en dernière ligne : « J’ai perdu le dernier lien avec le monde dont je suis issue. »
Perdre un parent revient parfois à perdre le dernier témoin de l’enfance, celui qui connaissait la petite fille derrière la professionnelle. Cette perte fragilise intensément. £Elle libère en même temps un espace : désormais, le récit de votre vie vous revient entièrement.

Pour accueillir cet élan : notez, sans les trier, les envies qui surgissent depuis le décès, et datez-les. Relisez la liste trois mois plus tard : celles qui sont restées méritent votre attention.

2. La loyauté familiale : quand on travaille encore pour quelqu’un qui n’est plus là

Certaines carrières se construisent comme une réponse. On a choisi un métier stable parce que son père avait connu la précarité, une profession respectée parce que sa mère en rêvait pour elle-même, ou l’on a repris l’entreprise familiale parce que personne d’autre ne l’aurait fait. Le psychiatre Ivan Boszormenyi-Nagy a nommé ces fidélités inconscientes les loyautés invisibles : elles orientent nos choix bien plus que nous ne l’imaginons.

Le décès d’un parent les fait remonter à la surface, de deux manières opposées :

  • Parfois, il libère : on ose enfin quitter un métier choisi pour faire plaisir.
  • Parfois, il retient : changer de voie ressemblerait à une trahison, comme si l’on effaçait ce que le parent avait voulu pour nous. On reste alors en place, par fidélité, et l’on s’éteint doucement dans un rôle écrit par quelqu’un d’autre.

Le philosophe Vladimir Jankélévitch offre ici une pensée profondément apaisante. Dans L’Irréversible et la nostalgie, il écrit : « Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été. » Ce qui a été vécu entre vous et votre parent existe pour toujours ; rien ne pourra l’effacer, pas même un changement de métier. Vous pouvez donc honorer ce lien sans refaire le même chemin. La fidélité la plus juste consiste peut-être à garder ce que vous avez reçu (une valeur, un savoir-faire, une manière d’être aux autres) et à l’emporter là où vous choisissez d’aller.

Comme Le sillage d’un voilier : il dit d’où l’on vient, il ne décide jamais du cap.

Pour démêler les fils : tracez deux colonnes. À gauche, ce que vos parents attendaient de vous professionnellement. À droite, ce que vous attendez, vous, de votre travail. Entourez ce qui figure des deux côtés : c’est un héritage que vous avez fait vôtre. Le reste mérite une conversation avec vous-même.

3. Une période de grande force et de grande fragilité

Le deuil donne parfois une énergie surprenante. On trie, on organise, on décide. Et puis, un matin, la fatigue tombe d’un coup, l’attention se dérobe, une chanson à la radio suffit à défaire la journée.

Les psychologues Margaret Stroebe et Henk Schut ont décrit ce mouvement dans leur modèle du double processus du deuil : la personne endeuillée oscille entre des moments tournés vers la perte (le chagrin, les souvenirs) et des moments tournés vers la reconstruction (les projets, les nouvelles responsabilités). Cette alternance est saine. Elle explique pourquoi un projet de reconversion peut paraître évident le lundi et impossible le jeudi.

Cette oscillation invite à la prudence. Les professionnels du deuil conseillent souvent d’éviter les décisions majeures et irréversibles dans les premiers mois : démissionner sur un coup de tête, placer un héritage dans un projet encore fragile, vendre trop vite. Rêver, explorer, se renseigner, en revanche, reste permis, et même précieux.

Alchimiser un nouveau projet professionnel, même de vie

Rainer Maria Rilke, dans ses Lettres à un jeune poète, offre la phrase la plus douce qui soit pour ces mois-là : « Soyez patient envers tout ce qui n’est pas résolu dans votre cœur et essayez d’aimer les questions elles-mêmes. »

Une question n’a pas besoin d’une réponse immédiate pour être féconde.

Pour traverser cette période : donnez-vous un calendrier en deux temps. D’abord explorer, sans engagement, pendant quelques mois. Ensuite décider. Et si le chagrin pèse trop lourd, si le sommeil ou l’appétit se dérèglent durablement, parlez-en à votre médecin ou à un psychologue ; des associations d’accompagnement du deuil existent aussi près de chez vous.

Ce que l’écoute permet de démêler

Je ne prétendrai pas savoir ce que vous vivez : chaque deuil est singulier, et le vôtre vous appartient. Vingt-cinq ans d’entrepreneuriat m’ont pourtant appris une chose : les virages les plus justes se décident rarement seule, et jamais dans la précipitation. Il faut parfois une personne extérieure, hors de la famille et hors du chagrin, pour distinguer ce qui vient de vous de ce qui vient de ceux qui vous ont précédée.

Mon travail consiste à vous offrir cet espace : un lieu pour déposer la question, la regarder sous plusieurs angles, et reconnaître, dans votre histoire, les fils que vous souhaitez garder.

Des itinéraires, à votre rythme

La séance ressources (1 h 30, 200 €) est un premier pas tout en douceur. Vous répondez d’abord à un questionnaire, je prépare une pré-étude de votre personnalité, puis nous prenons le temps de regarder ensemble ce qui bouge en vous depuis la perte, et ce qui vous appartient vraiment. Vous repartez avec un premier pas réaliste et concret., inspirant pour vous.

Lorsque le moment sera venu d’aller plus loin, je vous accompagne pour concrétiser une reconversion alignée avec votre projet de vie. En présentiel à Lorient et à Auray ou en visio

Un autre dimanche, d’autres clés

Imaginez un dimanche, dans un an. Le trousseau de votre mère est rangé dans une jolie boîte souvenirs, un boîte à chapeaux qu’elle adorait, avec la petite clé dont personne ne connaît la serrure.
Sur la table, il y en a un autre, plus léger : celui de votre nouveau lieu de travail, ou simplement d’une vie que vous avez choisie. Vous pensez à elle, avec tendresse. Elle aurait peut-être été surprise. Elle aurait sans doute reconnu, dans votre élan, quelque chose qu’elle vous avait transmis.

Si ce texte a trouvé un écho en vous, offrez-vous un premier temps pour démêler les fils : [Je réserve ma séance ressources]

Questions fréquentes

Est-il normal d’avoir envie de changer de métier après le décès d’un parent ? Oui. La perte d’un parent repose pleins de questions, notre rôle, notre identité, l’urgence de vivre, les regrets, les envies non assouvies. Elle déclenche souvent une remise en question professionnelle.

Faut-il attendre avant de se reconvertir après un deuil ? Il est sage d’éviter les décisions irréversibles dans les premières semaines. Le temps de la tristesse a besoin d’exister aussi. Explorer, se renseigner et se faire accompagner restent possibles dès que vous vous en sentez capable. Ecouter ce qui se vit pour vous est précieux et utile pour aimer la suite de sa vie, écrire une suite qui vous plaît, histoire de ne pas regretter, comme tant de gens le disent au moment du départ. Si j’avais su …

Qu’est-ce qu’une loyauté familiale invisible ? C’est une fidélité inconsciente envers sa famille, décrite par le psychiatre Ivan Boszormenyi-Nagy, qui oriente nos choix, notamment professionnels. L’impression que nous n’avons pas le choix finalement, comme une évidence que nous avons à suivre une voie prédéfinie (un métier prestigieux ou un métier manuel par exemple, comme d’autres dans la famille). Le deuil la rend souvent plus visible et la bouscule. Mais pourquoi ? et suis-je vraiment libre ? Que voudrais-je faire moi, vraiment moi ?

 

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