BIllet du jour, un dimanche pas comme les autres
Hier, j’ai fait du jardinage.
Non pas que j’en avais envie, j’aurais préféré écrire, marcher, lire, faire à peu près tout autre chose, mais les mauvaises herbes ont imposé leur plan.
Jolies, naturelles, exéburantes jusqu’à un certain point, envahissantes une fois passées au delà. Nous étions massivement au delà.
Comme mes cheveux d’ailleurs quand j’y pense.
Un jour ça va, le lendemain ça va encore, et puis d’un jour à l’autre, ce n’est plus possible du tout ! Le coiffeur n’est plus une option mais la mission prioritaire du jour.
Activité extra-professionnelle anodine ?
J’ai donc mis mes gants épais de jardinage, après avoir cherché un certain temps là où j’avais bien pu les mettre depuis la dernière fois.
J’ai tenté toutes les positions possibles, pour tenter de préserver mon dos. Accroupie, avec un tabouret, à genoux (la pire), en s’étirant souvent, et puis finalement en me penchant, exactement ce qu’il ne faut pas faire, mais la seule position que j’arrivais à tenir.
Comme pour mes accouchements d’ailleurs, que j’y pense.
J’avais appris moultes positions plus physiologiques lors des préparations à l’accouchement, sur le côté, assise, avec le ballon, etc… et la seule position que je voulais avoir le moment venu c’est « allongée sur le dos », l’inverse de ce qui était le mieux en théorie.
Bref, je n’aime pas jardiner.
Je n’ai rien contre en théorie, bien au contraire, j’apprécie vraiment le résultat aussi, mais cet exercice est physiquement et mentalement une épreuve pour moi. Cela semblera exagéré à certain(e)s. Certes. Mais de mon côté je sais ce que je dois assumer ensuite plusieurs jours. Enfin plus précisément récupérer mon dos me prend plusieurs jours. La culpabilité de ne jamais être comme tout le monde peut me prendre quelques jours aussi.
Cette journée a été vraiment étrange. Mon corps était vraiment las. Comme rarement je le suis.
Je pourrais accepter que c’est dans la tête ce désamour pour le jardinage, mais sur cette activité précise, mon corps parle bien plus fort encore ma tête.
Comment une matinée, une seule petite matinée m’a mise à terre, au 1er comme au second degré. Warum ? (Pourquoi, en allemand)
Connaître son mode d’emploi personnel
Je me suis rappelée mon adolescence, je n’avais aucun problème de poids, je m’entraînais plusieurs heures par semaine en natation et tennis principalement, vraiment de nombreuses heures, sans compter les compétitions. Déjà à cette époque, je n’étais pas la meilleure pour nager un marathon. Les efforts longs et d’endurance me laissaient un goût amer, avec un résultat médiocre. Par contre quand il s’agissait d’efforts rapides, puissants, j’étais bien là et satisfaite de cette décharge d’énergie efficace.
La natation était une épreuve colossale pour mon tempérament, mais je ne pouvais pas l’éviter, ni abandonner, j’étais en classe natation !
Le tennis était un loisir, mais là je me défoulais, j’adorais faire des aces, des coups droits francs et décisifs. Quelle puissance, quel soulagement !
Rien à voir comme expérience.
S’approprier sa singularité
Le jardinage pourrait tout à fait me détendre, cela fonctionne pour beaucoup de gens : le rapport à la terre, ne penser à rien ou buller tranquillement, répéter des gestes simples, observer, embellir. C’est un moment agréable et salvateur pour bien des personnes que je connais ou que je croise. Cette activité revient souvent dans les activités préférées des client(e)s que je suis. C’est parfait.
De mon côté, le pire pour moi, c’est le côté répétitif et la vision brute de ce qu’il reste encore à faire pendant que je travaille. Enlever une herbe qui empêche l’agapanthe de pousser et réaliser qu’il y en a encore des milliers à enlever au pied de la maison (en bois), et que c’est vraiment nécessaire de le faire. Je me mets la pression pour réussir à finir la zone que j’ai à désherber avant telle heure, mon cerveau a besoin de savoir quand la tache va pouvoir se finir, d’avoir un cadre, un objectif, une perspective claire de fin. Avec le jardinage, c’est flou, ça dépend, c’est un exercice sur l’ici et maintenant. Excellent ! mais insupportable pour des gens comme moi. Trop long, beaucoup trop long pour espérer aperçevoir le bout.
Organiser ses loisirs pour équilibrer sa vie professionnelle
J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui aiment cela. Mon mari était affairé à la même mission et je le voyais aller, venir tranquille, détendu, à siffloter.
Lui passait un moment relativement agréable, même si ce n’est pas non plus sa tâche préférée dans la vie. Il en a enlevé bien plus moi au final et n’était pas épuisé après cette matinée désherbage, un peu fatigué mais bien.
De mon côté, j’ai eu l’impression d’avoir pris une pelle dans la figure. Littéralement.
Je suis allée faire une douche et je me suis allongée sur le canapé, incapable de faire autre chose. Je me suis cognée le petit doigt de pied dans le pied du canapé en me réveillant après et le reste de l’après-midi a été chaotique, au radar. Je suis restée épuisée et malcoche toute la journée, avec l’impression d’avoir perdu mon temps.
C’était juste fou cette expérience.
Quelle activité extra-professionnelle est vraiment adaptée pour vous
Que faire de cette information ?
Mieux vaudrait prendre un jardinier ?
Et s’occuper d’aller faire une marche rapide sur les sentiers côtiers, ce que je sais faire et qui me procure tout le bien-être souhaité, physiquement comme moralement.
Aller travailler (un métier qui plaît !) pour pouvoir se payer un jardinier.
Faire un échange avec une personne qui aime jardiner. Moi je lui fais de la cuisine en échange ou autre chose que je sais faire avec moins de difficulté.
Oui voilà. Tout simplement.
Rechercher son ikigaï c’est prendre conscience de nos forces, de ce qui nous éveille, de ce qui nous prend de l’énergie, et ce qui nous en donne à l’inverse.
Se connaître pour faire de son quotidien une expérience vivable, agréable même !
Oser (re)définir son champ des possibles, rester ouvert à la nouveauté mais apprendre de nos expériences passées pour changer et construire un quotidien qui alterne un travail qui nous épanouit et des activités extérieures qui nous amènent plus loin que nous l’aurions imaginé, avec délectation !
L’ikigaï ne vous aide pas seulement à trouver une nouvelle voie professionnelle
Se réorganiser, se recentrer sur soi, oser vivre ce qui nous anime.
Se donner une chance de vivre cela…
Je partage mes petites expériences personnelles parfois, parce que ce chemin d’évolution professionnelle, je le parcours aussi depuis fort longtemps. 25 ans, à mes débuts d’entrepreneure à 20 ans. Des apprentissages au quotidien, des remises en question, pour aller vers ce qui bouge aujourd’hui en soi. Oser. Tenter.
Il n’y a pas ceux qui arrivent et ceux qui n’y arrivent pas, il y a seulement ceux qui expérimentent, qui cherchent, qui échouent, qui réussissent et concrétisent au fur et à mesure ce qui leur tient à coeur.
A quoi ressemble votre plus grand souhait aujourd’hui ?
Un autre métier, mais toujours salarié,
Mieux vivre le métier actuel,
Equilibrer votre vie professionnelle et votre vie personnelle
Lancer ou reprendre une entreprise ….
J’écoute ce qui en vous a envie de vivre autrement.
J’accompagne votre traversée pour ne pas perdre trop de temps à tourner en rond sur ses loyautés, ses croyances, ses doutes. On peut se forcer à jardiner pendant des années, parce que tout le monde valorise cela, parce que dans votre famille tout le monde a un beau jardin ou respecte par dessous tout les travailleurs acharnés, qui mettent les mains à la pâte, ou que c’est conseillé comme activité anti-stress.
Et vous dans tout cela ? n’y a-t-il pas un autre chemin de réalisation pour vous ?
