Vous êtes dans l'une de ces situations ?

"Je n'aime plus mon métier actuel mais je n'ai aucune idée ce que je veux faire"
"Je veux trouver une activité professionnelle qui a du sens et qui est vraiment faite pour moi"
"J'en ai assez de faire ce métier uniquement pour des raisons alimentaires"
"Je m'ennuie au travail, je veux me donner une chance de trouver un métier plus motivant"
"Après un épuisement professionnel, je veux trouver un métier où je m'épanouis"
"Je veux mieux équilibrer ma vie personnelle et professionnelle"
"J'aime mon métier, j'aimerais le faire à mon compte mais ça me fait peur"
"J'ai créé ma petite entreprise mais cela ne se passe pas comme je l'imaginais"
"Je veux connaître mon ikigaï"
"Je veux vraiment évoluer dans ma vie professionnelle"

Si vous avez répondu OUI à une de ces situations, alors vous êtes au bon endroit. Votre nouvelle vie professionnelle peut trouver un nouveau cap dès à présent !

Q

Changer de vie sans changer de métier avec l’ikigaï

Changer de vie sans changer de métier, l’art discret de se réinventer sur place

Lors d’une balade dans mon quartier la semaine dernière, j’ai rencontré uen voisine qui se promenait avec une de ses amies, Sophie, pour décompresser de sa journée. Ma voisine me racontait son agacement et son épuisement croissant, puis surtout son envie d’envoyer valser son boulot. Son amie a acquissé en disant qu’elle changerait bien de métier également, qu’elle en marre aussi, mais « Je ne peux pas me plaindre, j’ai une bonne place ».
J’ai souvent entendu cette phrase, elle sort de façon assez cocasse justement de la bouche de personnes qui viennent, de se plaindre.
C’est le paradoxe du milieu de vie : on a l’impression de ne plus avoir le droit d’être fatigué(e)  de sa propre existence, sous prétexte qu’elle a l’air raisonnable sur le papier.

Le milieu de vie bouscule tout, silencieusement. Ce n’est pas toujours une crise qui frappe à la porte avec un carton d’invitation et des fanfares . C’est plutôt une usure lente du sens, une lassitude harrassante pour tout et rien. Un matin où l’on se surprend à conduire vers son commerce, son cabinet, son atelier, son bureau, en pilote automatique complet, l’esprit ailleurs, quelque part que l’on ne sait même pas nommer. On n’est pas malheureux. On est juste absent de sa propre vie, éteint, poliment.

Et si le problème n’était pas votre métier ?

Voilà l’idée qui peut déranger, et que je défends pourtant avec entêtement : on n’a pas forcément besoin de tout quitter pour se sentir vivant à nouveau. On a besoin de regarder son quotidien autrement.

C’est une nuance essentielle, notamment pour les indépendants (artisans, commerçants, professions libérales) qui ont mis des années à construire quelque chose. Se reconvertir, changer de secteur, tout recommencer à zéro n’est pas forcément une option réaliste ou souhaitable pour tout le monde, et difficilement pour qui a cinq ou dix ans devant soi avant la retraite.
Se former à autre chose n’est pas toujours pertinent (le temps d’apprentissage, l’investissement, l’incertitude d’un nouveau départ ne se rentabilisent pas toujours). Mais s’épanouir, se faire plaisir, retrouver de la joie dans ce qu’on fait déjà : cela, ce n’est pas à remettre à demain.
C’est toujours le bon moment pour vivre mieux dès maintenant.

L’ikigaï, ou l’art de faire pivoter sa vie sans la démolir

L’ikigaï est un concept japonais que l’on résume trop souvent en un joli schéma à quatre cercles (ce que j’aime, ce dans quoi je suis douée, ce pour quoi je peux être payée, ce dont le monde a besoin, et au milieu votre raison de vivre, ce qui vaut la peine d’être vécu (votre ikigaï). En réalité, c’est plus subtil et plus utile qu’il n’y paraît : c’est un exercice de réalignement, un réglage plus fin de sa vie, comme uen guitare que l’on accorde pour que la mélodie soit belle.
En recherchant son ikigaï, on ne cherche pas forcément un nouveau métier. On cherche ce qui, dans le métier actuel, dans la vie actuelle, mérite d’être nourri, réorganisé, ou au contraire abandonné sans culpabilité.

Je vous propose un histoire qui illustre cela :  Claire, cinquante trois ans, gère seule sa boutique depuis dix huit ans. Elle n’a jamais envisagé de faire autre chose : elle aime ses clients, son métier, son quartier. Ce qui l’épuise, ce n’est pas le cœur de son activité, c’est tout ce qui l’entoure : les horaires qu’elle n’a jamais osé revoir, l’administratif qui grignote ses soirées, l’absence totale de temps pour elle depuis si longtemps qu’elle a oublié ce qu’elle aimait faire, en dehors de travailler. Son ikigaï n’est pas ailleurs. Il est enterré sous l’organisation.

Cinq ans avant la retraite : le mauvais calcul qu’on fait tous

Il existe une arithmétique silencieuse et un peu cruelle que beaucoup d’actifs font sans se l’avouer : « plus que quelques années avant la retraite, autant tenir. » Tenir. Le mot est terrible. On ne tient pas une vie, on la vit.

Le philosophe stoïcien Sénèque écrivait, dans De la brièveté de la vie :

« Ce n’est pas que nous ayons peu de temps, c’est que nous en perdons beaucoup. »

Vingt siècles plus tard, la phrase n’a pas pris une ride, et elle s’applique avec une précision presque gênante à cette dernière ligne droite professionnelle qu’on préfère subir plutôt qu’habiter. Les cinq ou dix années qui restent ne sont pas un couloir à traverser les yeux fermés en attendant la sortie. Elles sont peut être la dernière fenêtre pour réapprendre à travailler à votre façon, avec vos règles, votre rythme, votre plaisir.

Bien vivre votre retraite reposera sur ces mêmes bases qu’il n’est jamais trop tôt de connaître, de revoir, de choisir pour mieux vivre, pendant notre activité professionnelle mais aussi ensuite. Cela restera une boussole.

Coach en reconversion professionnelle Lorient Auray Visio Elise le Frapper

Ce que les philosophes savaient déjà

Nietzsche, dans Ecce Homo, avait deux mots latins  pour cela : amor fati, autrement dit « aimer son destin ».

« Ne rien vouloir d’autre, ni en avant, ni en arrière, ni dans toute l’éternité. »

Ce n’est pas de la résignation, c’est même exactement l’inverse. Plutôt que d’attendre un signal extérieur pour se sentir enfin autorisé(e) à vivre (un nouveau projet, une opportunité, une bonne résolution du premier janvier), on choisit d’aimer ce qui est déjà là : sa boutique, son cabinet, ses vingt ans de métier, et de le vouloir pleinement plutôt que de le subir à moitié. Le vrai basculement n’est pas toujours d’aller chercher autre chose. C’est parfois de vouloir, enfin, ce qu’on a déjà choisi.

Aristote, de son côté, distinguait le plaisir immédiat (l’hédonisme, agréable mais fugace) de l’eudaimonia, cette forme d’épanouissement plus profond qui vient de l’exercice réussi de ce qu’on sait faire de mieux, au service de quelque chose qui a du sens. C’est exactement la différence entre subir son activité et l’habiter pleinement : le chiffre d’affaires ne fait pas l’eudaimonia, mais la fierté tranquille d’un métier bien tenu, si.

Et puis il y a Nietzsche, encore, mais dans un tout autre registre : dans Le Crépuscule des idoles, il écrivait :

« Celui qui a un pourquoi qui lui tient lieu de but, de fin, peut vivre avec n’importe quel comment. »

Autrement dit : ce n’est pas la difficulté du quotidien qui épuise, c’est l’absence de sens qui le rend insupportable. Retrouver son pourquoi, à cinquante ans passés, n’a rien d’un luxe d’adolescent attardé. C’est une nécessité de survie douce.

Une dernière, pour la route, signée Picasso, qui avait un sens de la formule redoutable :

« On met longtemps à devenir jeune. »

Comprenez : la légèreté, l’audace, l’envie de se faire plaisir sans se justifier, tout cela s’apprend, et souvent bien plus tard qu’on ne le croit. Ce n’est certainement pas à vingt ans qu’on sait vraiment ce qui nous fait vibrer.

Le cinéma aime le mettre en scène

Le cinéma adore ce moment de bascule, sans doute parce qu’il est terriblement universel.

Dans Barbecue (2014), Lambert Wilson interprète un homme qui fête ses cinquante ans et reçoit, en guise de cadeau, un infarctus. Le film, sous ses airs de comédie entre copains, raconte avec justesse comment un simple électrochoc suffit à faire vaciller des années de prudence bien sage, et comment le changement d’un seul, dans un groupe d’amis, dérange tout le monde.

Dans un registre plus grave, The Bucket List (2007), avec Jack Nicholson et Morgan Freeman, pousse le même vertige à son maximum : et si l’on savait, exactement, combien de temps il nous reste ? On ferait sans doute des choix radicalement différents de ceux qu’on fait en croyant avoir tout le temps devant soi.

Le chercheur américain Dan Buettner, dans sa conférence TED devenue culte, How to Live to Be 100+, raconte comment les habitants d’Okinawa, doyens de la longévité mondiale, ne prennent jamais vraiment leur retraite au sens où nous l’entendons : ils gardent un ikigaï, une raison de se lever, souvent minuscule (un jardin, un petit commerce, une transmission), jusqu’à un âge avancé.

La leçon n’est pas qu’il faut travailler toute sa vie. C’est qu’il faut garder, toute sa vie, une raison d’avoir envie de se lever.

Regarder son activité autrement : quelques pistes bien réelles

Pour un indépendant, changer de vie sans changer de métier peut vouloir dire beaucoup de choses très concrètes : revoir son organisation pour dégager du temps réellement libre, déléguer ou automatiser certains aspects de l’activité, repenser son offre pour ne garder que ce qui vous anime vraiment, explorer d’autres façons de travailler (le présentiel autrement réparti, une activité complémentaire qui nourrit ce que le métier principal n’apporte plus), ou tout simplement réapprendre à séparer ce qui appartient au travail de ce qui appartient à la vie, une frontière que beaucoup d’entrepreneurs solo ont fini par effacer complètement.

Je le sais d’expérience, pas seulement de théorie : entrepreneure depuis vingt cinq ans, j’ai été esthéticienne, commerçante, gérante, avant de devenir consultante en évolution professionnelle. J’ai traversé moi même ces saisons où l’on continue, où l’on tient, avant de comprendre qu’on pouvait choisir de créer une autre réalité. Cette expérience du terrain, ce n’est pas un vernis théorique : c’est ce qui me permet de regarder votre activité, vos ressources, votre quotidien, avec un œil qui ne cherche pas à vous faire tout quitter, mais à vous faire retrouver l’envie.

L’urgence de vivre n’attend pas la date de votre retraite

Il n’y a pas d’âge légal pour retrouver de la joie, de l’enthousiasme, l’envie sincère de se lever le matin. Il y a simplement des gens qui décident d’arrêter de reporter ce rendez-vous avec eux mêmes. Vous n’avez besoin de la permission de personne pour changer de vie, y compris (et surtout) quand cette vie ressemble déjà, de l’extérieur, à une réussite tranquille.

Si cette traversée vous parle, si vous sentez qu’il est temps de regarder votre activité, votre quotidien, vos cinq ou dix prochaines années autrement, sans pour autant tout quitter, parlons-en.
C’est exactement pour ce moment là qu’existent mes accompagnements en visio ou en présentiel à Lorient et Auray.
La traversée n’implique pas toujours de nouveau métier. Elle demande juste de décider, enfin, de ne plus se contenter de tenir, mais de vivre !

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