Orientation scolaire : quand la pression de choisir ou réussir des études fait oublier l’essentiel
Derrière les bulletins, Parcoursup, les choix de filières et les discussions sur “l’avenir”, il y a souvent des parents inquiets, des jeunes perdus, et beaucoup de silences lourds ou de disputes.
L’orientation scolaire est un des sujets les plus chargés d’émotion dans les familles.
Trouver une formation pour un lycéen, changer de voie quand on est déjà étudiant, ou se réorienter quand on pense avoir fait le mauvais choix d’études ou raté sa première année… sur le papier, ce sont des démarches administratives.
Dans la vraie vie, ce sont souvent des crises émotionnelles.
Quand l’orientation scolaire devient une source de stress et de conflits
Dans beaucoup de familles, l’orientation est vécue comme une course contre la montre.
Les parents veulent sécuriser l’avenir.
Les jeunes veulent respirer, comprendre qui ils sont, tester, se tromper.
Résultat ?
Des phrases qui blessent, même quand elles partent d’une bonne intention :
“Tu dois penser à ton avenir.”
“Tu ne peux pas faire ça, ça ne mène à rien.”
“Avec ton niveau, tu devrais faire mieux.”
Peu à peu, la relation se crispe. Le jeune se ferme. Le parent s’inquiète encore plus.
Et l’orientation scolaire devient un sujet tabou, chargé de peur et de frustration.
Et si le problème n’était pas le choix… mais la façon de le faire ?
Beaucoup de jeunes qui cherchent à changer de voie quand ils sont déjà étudiants n’ont pas “raté”.
Ils ont essayé.
Ils ont découvert que ce n’était pas leur place.
Et ça, c’est une information précieuse.
Se réorienter quand on a fait le mauvais choix d’études n’est pas un échec, c’est un ajustement.
Comme un navigateur qui corrige sa trajectoire après avoir senti le changement d’atmosphère, des conditions météo.
Mais le système scolaire et parfois l’entourage ont tendance à valoriser la ligne droite plutôt que l’exploration. L’estime de soi peut s’en trouver à son niveau le plus bas pour le jeune, et ce n’est pas le chemin le plus facile pour retrouver le fil de sa vie. L’estime de soi est une clé pour ouvrir bien plus de portes.
De façon plus pragmatique également, ces années d’exploration sont un vrai coût financier pour les parents, ce n’est pas « open source » de ce côté-là.
Ce sera finalement plus efficace pour chacun de prendre un temps de réflexion : prendre du recul pour prendre de l’élan..
Les profils atypiques, souvent incompris pour trouver une orientation scolaire
Pour les enfants TDAH, HPI, HPE, ou simplement « TRES » à ajouter avant les mots sensibles, créatifs ou originaux (« très sensibles »), cette pression est encore plus forte.
Des comportements qui brouillent les pistes déjà toutes tracées
Ces jeunes peuvent :
- s’ennuyer vite,
- ne pas rentrer dans les cases,
- réussir brillamment dans un domaine et échouer dans un autre,
- avoir mille idées mais du mal à se projeter
- avoir des complusions addictives pour éviter le sujet
- Ne pas avoir d’idées du tout et avoir juste envie de voir leurs amis.es.
- etc…
Les attentes fortes de l’entourage v/s celles du jeune
Le système conventionnel entend souvent “manque de motivation” là où il y a surtout une question d’alignement.
Est-ce qu’on propose au jeune lui correspond à lui ?
Et le propre du jeune est de ne pas encore bien savoir qui il est pour pouvoir répondre à cette question et faire face aux choix de vie qui s’annonçent. Son cerveau n’est pas finalisé (pour ce qui est du préfrontal qui se façonne jusqu’à 25 ans), notamment pour ce qui est de se projeter dans l’avenir, de construire des plans de vie, de trouver sa motivation sur des projets à moyen et long terme.
Et à la maison, cela crée de l’incompréhension :
“Il pourrait tellement mieux faire…”
“Elle ne se rend pas compte de sa chance…”
L’Ikigaï : retrouver le fil intérieur
L’Ikigaï est un outil puissant pour remettre du sens là où il n’y a que de la pression. Il pose les questions essentielles pour vivre pleinement la vie que l’on choisit.
L’ikigaï appliqué à la recherche d’études, pour mieux choisir
Les échanges Ikigaï avec le jeune permettent de relier :
• ce que le jeune aime,
• ce dans quoi il est naturellement doué,
• ce dont le monde a besoin, (pour se sentir utile)
• et ce qui peut devenir une voie d’études ou de métier. (une réelle chance d’être rémunéré)
Les parents seront sollicités aussi dans ce processus, leur regard est précieux pour y voir plus clair.
Plutôt que de demander “Quelle formation choisir ?”, on commence par :
“Qui es-tu vraiment ?”
“Qu’est-ce qui te met en mouvement ?”
“Qu’est-ce qui t’épuise ?”
Et là, quelque chose s’ouvre.
Toutes les expériences comptent :
Un lycée changé.
Une première année de fac arrêtée.
Un BTS abandonné.
Une pause.
Tout cela fait partie de ce qui construit le parcours scolaire.
Chaque expérience donne des informations sur ce qui convient… et ce qui ne convient pas.
C’est souvent en se trompant que l’on affine.
Trouver une formation pour un lycée ou se réorienter après un mauvais choix d’études devient alors une continuité, pas une rupture.
Et si on apaisait l’orientation scolaire ?
Changer de regard sur ce que vit le jeune, cela changera le climat à la maison également.
Moins de pression.
Plus de dialogue.
Plus de curiosité pour la personnalité du jeune.
Et souvent, c’est là que les choses se débloquent.
Si vous êtes des parents inquiets, fatigués de voir votre enfant douter, se refermer ou s’opposer dès qu’on parle d’avenir, sachez que vous n’êtes pas seuls.
L’orientation scolaire peut redevenir un chemin de découverte plutôt qu’un champ de bataille.
Un regard extérieur, bienveillant et structuré, est pertinent pour remettre du sens et de la respiration dans cette étape si importante.
Chaque parent rejoue également ses propres choix d’orientation à l’époque, en écho au parcours du jeune, la charge émotionnelle ajoute au brouillard dans la relation. Un échange avec un professionnel qui ne sera pas dans le jeu des émotions familiales permet d’entrevoir des voies qui n’étaient pas visibles avant.
Si vous en ressentez l’envie, vous pouvez me poser vos questions.
Chaque histoire est unique, et chaque jeune a tout à gagner à commencer à mieux se connaître, à voir ses atouts, ses ressources.
L’ikigaï est une boussole pour toute la vie, elle permet d’ouvrir un champ des possibles tout en facilitant et clarifiant l’avancée au jour le jour.
Je n’impose pas un nombre de séances pour ce parcours ikigaï,
Une première séance permet de faire émerger de 1ères informations prioritaires. Ce qui plaît vraiment au jeune notamment.
Idéalement 4 séances sont conseillées pour parcourir l’ikigaï d’un jeune adulte.

